Cameron, Julia Margaret
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Cameron, Julia Margaret
4. Des thèmes « préraphaélites »

Marquée par l’esthétique de l’école britannique des préraphaélites — Dante G. Rossetti, John E. Millais, William H. Hunt, Burne-Jones, etc. (inspirés par l’art des primitifs italiens) —, Julia M. Cameron réalise à partir de 1865 nombre de compositions mettant en scène des épisodes historiques ou des allégories symboliques, d’inspiration mystique (Lumière et Amour, 1865) ou religieuse (A Holy Family, 1872), faisant intervenir des personnages mythiques ou légendaires (Vénus, Cupidon, Circé, etc.). Dans I Wait (1872) apparaît un petit ange, la tête posée sur ses bras, ses ailes entourant délicatement ses épaules.

Julia M. Cameron réalise également des illustrations de livres, notamment du recueil de poèmes d’Alfred Tennyson The Idylls of the King (1875). Parmi les autres poèmes et pièces de théâtre qu’elle choisit d’illustrer, plein de rêves chevaleresques et de beautés féminines, figurent Paul and Virginia (1864), King Arthur (1874) ou Sir Lancelot and Queen Guinevere (1874).

En 1875, Julia M. Cameron part pour Ceylan (aujourd’hui le Sri Lanka). Là-bas, elle réalise des images proches du travail documentaire et ethnologique, telles que Woman (v. 1875-1879, une femme indienne aux longs cheveux noirs en costume traditionnel), ou A Group of Kalutara Peasants (1878).