| Daladier, Édouard | Format lecture | ||||
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| 2. | « Le taureau du Vaucluse » |
Né à Carpentras (Vaucluse), Édouard Daladier est l'élève d'Édouard Herriot et devient professeur agrégé d'histoire-géographie. Maire de sa ville natale en 1911, il est élu après la Première Guerre mondiale, où il s’illustre à Verdun, député radical-socialiste du Vaucluse. Brillant orateur, il entre, après la victoire du Cartel des gauches en 1924, au gouvernement formé par Herriot. Dès 1926 pourtant, Daladier, dirigeant l'aile gauche du Parti radical et radical-socialiste, s'oppose à Herriot, jugé trop conciliant avec les modérés. Il le remplace à la présidence du parti radical l'année suivante.
Nommé ministre de la Guerre en 1932, Daladier se spécialise dès lors dans les questions de défense. Il dirige ainsi la politique militaire de la France de 1932 à 1934, puis de 1936 à 1940. Président du Conseil de janvier à octobre 1933, il est rappelé à ce poste le 30 janvier 1934, alors que l'affaire Stavisky a plongé le pays dans l'agitation nationaliste. Daladier, surnommé « le taureau du Vaucluse », apparaît comme un homme fort et intègre, seul capable de s'opposer aux ligues d'extrême droite. Il doit pourtant démissionner après les émeutes du 6 février 1934, ayant perdu le soutien du président de la République, Albert Lebrun, et celui du président du groupe radical à la Chambre des députés, Édouard Herriot.