| Daladier, Édouard | Format lecture | ||||
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| 4. | Des accords de Munich… |
Président du Conseil de 1938 à 1940, Daladier concrétise la rupture des radicaux avec le Front populaire. Affirmant vouloir « remettre la France au travail », il nomme un modéré, Paul Reynaud, ministre des Finances et prend des décrets-lois aménageant les acquis sociaux obtenus dans le cadre des accords Matignon. La rupture est plus claire encore en matière de politique extérieure. En septembre 1938, Daladier signe, avec Chamberlain, Hitler et Mussolini, les accords de Munich. Accueilli triomphalement à son retour dans la capitale française par une opinion majoritairement pacifiste, il doit affronter l'hostilité des communistes, qui lui reprochent d'avoir failli aux engagements antifascistes du Front populaire (voir antifascisme).
Pour Daladier cependant, les accords, qui maintiennent la paix en sacrifiant la Tchécoslovaquie, ne constituent qu'un sursis devant permettre le réarmement de la France. Il oppose dès lors une attitude très ferme aux revendications territoriales de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste. Après la signature du pacte germano-soviétique en août 1939, le gouvernement Daladier fait prononcer la dissolution du Parti communiste français (PCF), dont les députés sont arrêtés en 1940. Le 3 septembre 1939, la France déclare la guerre à l'Allemagne.