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Bergman, Ingrid (1915-1982), actrice suédoise.
Née à Stockholm, Ingrid Bergman débute au théâtre en 1932, puis au cinéma dans Munkbrogeven (1934) d’Edvin Adolfson. Elle devient une vedette de l’écran avec Pa Solsidan (1936) et Intermezzo (1936) de Gustav Molander.
David O’Selznick l'engage à Hollywood pour la Rançon du bonheur (Intermezzo), remake de son succès suédois réalisé par Gregory Ratoff. Elle obtient ses premiers grands succès américains avec Dr. Jekyll and Mister Hyde (1941) de Victor Fleming, le légendaire Casablanca (1943) de Michael Curtiz et Pour qui sonne le glas ? (For Whom The Bell Tolls, 1943) de Sam Wood.
Son rôle dans Hantise (Gaslight, 1944) de George Cukor lui vaut un oscar et sa prestation dans les Cloches de Sainte Marie (The Bells of St Mary’s, 1945) la porte au rang de star. Elle incarne peu après Jeanne d'Arc (Joan of Arc, 1945), sous la direction de Victor Fleming.
Alfred Hitchcock la dirige dans la Maison du Docteur Edwards (Spellbound, 1945), les Enchaînés (Notorious, 1946) et les Amants du Capricorne (Under Capricorn, 1949), puis elle sacrifie sa carrière hollywoodienne à son amour pour Roberto Rossellini, qu'elle épouse et qui la dirige dans Stromboli (Stromboli, terra di Dio, 1949), Europe 51 (Europa 51, 1952), Nous les femmes (Siamo Donne, 1953), Voyage en Italie (Viaggio in Italia, 1954), Jeanne au bûcher (Giovanna d'Arco al rogo, 1954) et la Peur (Angst, 1955).
Elle tourne ensuite Elena et les hommes (1956) avec Jean Renoir, puis revient à Hollywood pour interpréter Anastasia (1956) d’Anatole Litvak, qui lui vaut un deuxième oscar.
Après Indiscret (Indiscreet, 1958) de Stanley Donen, l'Auberge du sixième bonheur (The Inn of the Sixth Happiness, 1958) de Mark Robson et Aimez-vous Brahms ? (Good Bye Again, 1961) d’Anatole Litvak, elle tourne en Allemagne la Rancune (Der Besuch, 1963) de Bernard Wicky, et en Suède Stimulantia (1967) de Gustav Mollander. Elle obtient son troisième oscar avec le Crime de l'Orient-Express (Murder on the Orient-Express, 1974) de Sidney Lumet, et interprète Nina (A Matter of Time, 1976) de Vincente Minnelli et Sonate d'automne (Höstsonaten, 1978) d’Ingmar Bergman.
Ingrid Bergman s’illustre également au théâtre, où elle apparaît notamment dans Liliom de Ferenc Molnar à New York (1940), et dans Thé et Sympathie de Robert Anderson à Paris (1955), ainsi que dans de nombreuses autres pièces en Europe.
Elle se produit aussi à la télévision, qui lui décernera une récompense, l’Emmy Award, pour son rôle de Golda Meir dans A Woman Called Golda (1981) d’Alan Gibson.
En 1980, Ingrid Bergman a publié ses mémoires sous le titre My Story.