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Les premières œuvres |
La première œuvre que publie Tourgueniev, le long poème Paracha (1843), reçoit un accueil favorable de la part du critique Belinski, qui prodigue à son auteur de chaleureux encouragements. À partir de 1844, Tourgueniev collabore à la revue progressiste le Contemporain ; il y fait paraître une vingtaine d’esquisses paysannes, riches en évocations de la nature russe, en détails ethnographiques et sociologiques, et idéologiquement proches d’un libéralisme à l’occidentale. L’influence slavophile y reste néanmoins très sensible dans la manière dont il exalte un peuple russe fort et talentueux, vivant en harmonie avec la nature et aspirant, jusque dans son malheur, à une vie meilleure. Réunis en 1852, en un volume, les Mémoires d’un chasseur connaissent un succès éclatant et haussent leur auteur au rang des grands écrivains de son temps. Véritable plaidoyer en faveur de l’abolition du servage, ils impressionnent de nombreux aristocrates, y compris le futur Alexandre II.
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