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L’âge d’or du cirque |
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Une implantation forte |
Au début du xixe siècle, plusieurs cirques permanents s’installent dans de nombreuses grandes villes européennes. Parallèlement, de petites troupes, comprenant généralement un ou deux joueurs de violon, un jongleur, un funambule et quelques acrobates, se déplacent de ville en ville. Les artistes vivent alors dans des chariots bâchés et se déplacent en convois. Ils se produisent dans les premiers temps en plein air et font la quête auprès des spectateurs ; plus tard, ils donnent leurs représentations dans des enceintes closes et fixent un prix d’entrée.
Au cours du xixe siècle, la programmation et la gestion des cirques ne cessent d’évoluer. En effet, après une période de prédilection pour les numéros équestres apparaissent très tôt le funambulisme, le jonglage, les numéros acrobatiques, le domptage (v. 1831) et les numéros de clowns. Le trapèze volant n’est inventé qu’en 1859. Quant aux parades de rues, notamment pour annoncer le spectacle, elles ne se développent qu’à la fin du xixe siècle. On estime que l’usage du chapiteau s’est répandu dans les années 1820, mais on ignore si son origine est américaine ou européenne.
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« Le plus grand chapiteau du monde » |
Le cirque gigantesque abritant plusieurs pistes et pouvant accueillir des milliers de spectateurs est propre aux États-Unis. William Cameron Coup est le premier à présenter, en 1869, un spectacle dont les différents numéros se déroulent simultanément sur deux pistes. Par la suite, ce dernier s’associe avec l’entrepreneur de spectacles américain P. T. Barnum pour ouvrir un cirque immense à Brooklyn (New York), que tous deux présentent comme « le plus grand chapiteau du monde ». Dix ans plus tard, Barnum s’associe à James Anthony Bailey, l’un des plus grands organisateurs de spectacles, et à deux autres imprésarios. Le cirque propose alors simultanément des spectacles sur trois pistes.
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