Format recherche Flaherty, Robert

Pour rechercher un mot ou une expression dans cet article, sélectionnez dans votre navigateur Internet l'option qui vous permet de faire des recherches dans une page. Dans Internet Explorer, cette option se trouve sous le menu Edition.

Étant donné que la recherche s'effectue exactement sur le mot ou l'expression que vous avez tapés, essayez, si la recherche n'aboutit pas, de vérifier l'orthographe du mot tapé ou de trouver un autre mot clé pour le sujet concerné.

Flaherty, Robert

Flaherty, Robert (1884-1951), réalisateur américain de documentaires.

À l'instar de son père, Flaherty suivit des études de minéralogie dans les universités du Michigan et de Toronto et l'accompagna dans ses diverses expéditions minéralogiques. Au cours de l'un de ses voyages dans les régions subarctiques du Canada, il fit un reportage sur la vie quotidienne des Inuits. En 1913, il organisa une nouvelle expédition, mais se munit cette fois d'une caméra. Toutefois, mécontent du résultat, il parvint de nouveau à financer un voyage en 1920. Là, il concentra le sujet de son film sur la vie d'une famille inuit et eut recours aux toutes nouvelles techniques cinématographiques. Nanouk l'Esquimau (Nanook of the North) sortit en 1922, après un an de tournage. Ce documentaire, l'un des premiers en la matière, fut reconnu comme un classique en raison de la simplicité avec laquelle Flaherty abordait son sujet. Il y montrait par exemple des scènes de la vie quotidienne, comme la pêche au harpon. C'était sa façon d'évoquer le mythe romantique du sauvage dans sa lutte avec la nature. En 1926, il renouvela son expérience dans les îles Samoa, où il réalisa un documentaire analogue (Moana) sur les habitants. Flaherty parvint à une véritable maîtrise du documentaire avec Ombres blanches (White Shadows of the South Seas, 1928) et Tabou (Tabu, réalisé avec Murnau en 1929). C'est John Grierson qui le fit connaître au Royaume-Uni et inventa le terme de « documentaire » en évoquant Moana. Il devint alors le chef de file de la grande vague du documentaire britannique. En 1934, il réalisa l'Homme d'Aran (Man of Aran) en tournant de longues séquences si bien que le montage dura plusieurs années. La Terre (The Land, 1942) et l'Histoire de la Louisiane (The Louisiana Story, 1948) furent ses derniers films.