| Ford, John (cinéma) | Format lecture | ||||
| Dans le menu Fichier, cliquez sur Imprimer. | |||||
| 2. | Les années de formation : la période du cinéma muet |
Né à Cape Elizabeth (Maine), Sean Aloysius O'Fearna, dit John Ford, est fils d'émigrés irlandais. Après un échec à l'examen d'entrée de l'Académie navale d'Annapolis et de nouvelles études à l'université du Maine, il travaille dans une fabrique de chaussures, puis rejoint son frère aîné Francis qui réalise des films à Hollywood ; assistant de celui-ci dans un premier temps, il devient lui-même metteur en scène sous le nom de Jack Ford, puis de John Ford en 1923, tandis que Francis décide de ne plus être qu'acteur sous le nom de Francis Ford.
John Ford commence sa carrière de réalisateur en tournant des courts métrages — la Tornade (The Tornado, 1917), The Trail of Hate (1917), The Scraper (1917) —, puis continue dans le genre du western avec Harry Carey en vedette — Pour son gosse (The Soul Herder, 1917), Cactus My Pal (1917), le Ranch Diavolo (Straight Shooting, 1917), l'Inconnu (The Secret Man, 1917), A Marked Man (1917) —, avant de le rendre célèbre sous les traits de Cheyenne Harry dans une dizaine de films, parmi lesquels le Cavalier fantôme (The Phantom Riders, 1918) et les Hommes marqués (Marked Men, 1919), puis il réalise d'autres histoires du genre avec Buck Jones — Pour le sauver (Just Pals, 1920) — et Tom Mix — Three Jump Ahead (1923). Il dirige par ailleurs des comédies — The Prince of Avenue A (1920), avec le champion de boxe Jim Corbett, et The Girl in Number 29 (1920) —, ainsi que des mélodrames — Jackie (1921) ou Little Miss Smiles (1921).
John Ford tourne en 1924 un film de format long et d'un style admirable, le Cheval de fer (The Iron Horse), épopée sur la construction de la ligne de chemin de fer Union Pacific Railroad, et poursuit avec bonheur et réussite ses expérimentations à travers les genres. Il signe quelques chefs-d'œuvre, dont les Trois Sublimes Canailles (Three Bad Men, 1926) et les Quatre Fils (Four Sons, 1928).
De sa période muette, on peut encore retenir un film de prison, Un homme libre (The Big Punch, 1921), des drames d'amour maternel — Silver Wings (1922) et Maman de mon cœur (Mother Machree, 1928) —, un film de boxe avec Victor McLaglen, le Champion (The Fighting Heart, 1925), une comédie grinçante dans un asile de vieux comédiens, Upstream (1927), et un film policier, Rilley the Cop (1928).