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Dietrich, Marlène

Dietrich, Marlène (1901-1992), actrice américaine d’origine allemande.

Née à Berlin, Maria Magdalena Dietrich, dite Marlène Dietrich, suit des cours de musique avant de devenir actrice dans la troupe de Max Reinhardt. Elle débute au cinéma dans le Petit Napoléon (Der kleine Napoléon, 1923) de Georg Jacoby, puis tourne plusieurs films, dont l'Homme du bord de la route (Der Mensch am Wege, 1923) de William Dieterle, la Rue sans joie (Die freudlose Gasse, 1926) de Georg Wilhelm Pabst, Manon Lescaut (1926) d’Arthur Robison, Cafe Elektric (1928) de Gustav Ucicky, l'Énigme (Die Frau, nach der Man sich sehnt, 1928) de Curtis Bernhardt et le Navire des hommes perdus (Das Schiff der verlorenen Menschen, 1930) de Maurice Tourneur.

En 1930, à Berlin, elle tourne l'Ange bleu (Der blaue Engel) sous la direction de Josef von Sternberg. Puis elle part pour Hollywood où, toujours sous la direction extrêmement exigeante de Sternberg, elle construit plus qu’une image de star : un véritable « mythe Marlène ». Ainsi, elle collabore avec lui dans Cœurs brûlés (Morocco, 1930), qui lui vaudra un oscar ; Agent X 27 (Dishonored, 1931) ; Shanghai Express (1932), leur plus grand succès ; Blonde Vénus (1932) ; l'Impératrice rouge (The Scarlet Empress, 1934) ; et la Femme et le Pantin (The Devil is a Woman, 1935).

Elle tourne également de grands films avec Rouben Mamoulian : le Cantique des cantiques (Song of Songs, 1933), avec Frank Borzage : Desire (1936), avec Jacques Feyder : le Chevalier sans armure (Knight Without Armour, 1937), avec Ernst Lubitsch : Angel (1937), avec George Marshall : Femme ou Démon (Destry Rides Again, 1939), avec René Clair : la Belle Ensorceleuse (The Flame of New Orleans, 1941) et avec Raoul Walsh : l'Entraîneuse fatale (Manpower, 1941).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle s'engage dans l’armée pour divertir par ses chansons les troupes américaines au front. Elle reste d’ailleurs dans les mémoires non seulement comme une grande star de cinéma, mais aussi — et peut-être surtout — comme l’interprète de « Lili Marleen », l’une des chansons phares de ce siècle, populaire aussi bien chez les soldats allemands que parmi les troupes alliées.

La paix revenue, elle donne la réplique à son compagnon Jean Gabin dans Martin Roumagnac (1946) de Georges Lacombe, puis rentre à Hollywood tourner les Anneaux d'or (Golden Earings, 1947) de Mitchell Leisen, donne d’extraordinaires tours de chant et paraît encore au cinéma dans la Scandaleuse de Berlin (A Foreign Affair, 1948) et Témoin à charge (Witness for the Prosecution, 1958) de Billy Wilder, le Grand Alibi (Stage Fright, 1950) d’Alfred Hitchcock, l'Ange des maudits (Rancho Notorious, 1952) de Fritz Lang, le Tour du monde en 80 jours (Around The World in 80 Days, 1956) de Michael Anderson, la Soif du mal (Touch of Evil, 1958) d’Orson Welles et Jugement à Nuremberg (Judgment at Nuremberg, 1961) de Stanley Kramer.

Âgée, elle tourne encore dans Gigolo (Just a Gigolo, 1978) de David Hemmings et publie ses mémoires intitulés Marlène D.