| Carolingiens, dynastie des | Format lecture | ||||
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| 2. | L'ascension des Pippinides |
Les Pippinides, ou Pépinides (nom qui désigne les premiers membres de la dynastie, avant son accession à la royauté), constituaient une puissante famille franque, très influente dans la vallée de la Meuse, qui renforça sa position à la suite de l'alliance contractée entre Ansegisel, fils de saint Arnoul, évêque laïc de Metz, et Begga, fille de Pépin le Vieux (ou Pépin de Landen), mort vers 640, qui remplissait les fonctions de maire du palais de Clotaire II, roi d'Austrasie.
L'ascension des Pippinides continua avec Pépin de Herstal (ou Pépin le Jeune), fils d'Ansegisel, dont la victoire sur les Neustriens à Tertry (687) fit le maître effectif des trois royaumes francs, d'Austrasie, de Neustrie et de Bourgogne, bien qu'il eût conservé la fiction de la royauté mérovingienne en maintenant Thierry III sur le trône. Grimoald II, son successeur désigné, ayant été assassiné en 714, c'est son fils illégitime, Charles Martel, qui réussit à s'imposer comme maire du palais. Ambitieux et querelleur, celui-ci se fit désigner comme « prince des Francs », tout en continuant à reconnaître l'autorité nominale de Thierry IV. Vainqueur des Thuringiens, des Bavarois et des Frisons, il commença à soumettre l'Aquitaine, arrêta les Arabes à Poitiers et s'empara d'Avignon. N'ayant pas jugé nécessaire de donner un successeur à Thierry IV, mort en 737, il partagea peu avant sa mort, en 741, son héritage entre ses deux fils, Carloman et Pépin le Bref.