Format recherche Keaton, Buster

Pour rechercher un mot ou une expression dans cet article, sélectionnez dans votre navigateur Internet l'option qui vous permet de faire des recherches dans une page. Dans Internet Explorer, cette option se trouve sous le menu Edition.

Étant donné que la recherche s'effectue exactement sur le mot ou l'expression que vous avez tapés, essayez, si la recherche n'aboutit pas, de vérifier l'orthographe du mot tapé ou de trouver un autre mot clé pour le sujet concerné.

Keaton, Buster

Keaton, Buster (1895-1966), acteur et réalisateur américain, dont l’impassibilité, le nœud papillon mou et le remarquable sens du rythme firent de lui l’un des comiques les plus populaires et les plus inventifs du cinéma muet. Né Joseph Francis Keaton à Piqua, dans le Kansas, fils d’artistes de music-hall, Keaton fut tôt formé au spectacle, en sa qualité de membre de la troupe familiale des Trois Keaton. Il fut d’abord simple acteur dans les films de Fatty Arbuckle, lui-même acteur comique et réalisateur confirmé. Mais à partir de 1920, Keaton fut coproducteur et coréalisateur des films dans lesquels il joua. C’est dans les courts métrages faits avec Joseph Schenk qu’il s’imposa réellement (la Maison démontable, One Week, 1920 ; Frigo déménageur, Cops, 1922). Son premier long métrage, les Trois Âges (The Three Ages, 1923), d’une extraordinaire drôlerie, est une parodie d’Intolérance (Intolerance, 1916) de Griffith. Le Mécano de la « Général » (The General, 1926), Cadet d’eau douce (Steamboat Bill, Jr., 1928) et l’Opérateur ou le Caméraman (The Cameraman, 1928) marquent le spectateur par la perfection de l’image, l’intelligence du gag et confirment encore son talent. Après l’Opérateur, Keaton, sous contrat avec la MGM, perdit progressivement le contrôle de ses films. Toutefois, on sent encore son style dans ceux qu’il a tournés avec Edward Sedgwick (le Figurant, Spite Marriage, 1929 ; le Metteur en scène, Free and Easy, 1930 ; le Plombier amoureux, Passionate Plumber, 1932, etc.). Avec l’avènement du cinéma parlant, Keaton se fit de plus en plus rare. Parmi ses derniers films, on peut citer Buster millionnaire (Sidewalks of New York, 1931) de Jules White, Boulevard du Crépuscule (Sunset Blvd, 1950) de Billy Wilder et Un monde fou, fou, fou, fou (It’s a Mad, Mad, Mad, Mad World, 1963) de Stanley Kramer.