| Zola, Émile | Format lecture | ||||
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| 4. | L’écrivain engagé |
Dans la deuxième partie de son œuvre, moins connue et composée de deux cycles romanesques distincts : les Trois Villes (Lourdes, 1894 ; Rome, 1896 ; Paris, 1898) et les Quatre Évangiles (Fécondité, 1899 ; Travail, 1901 ; Vérité, 1903 ; et Justice, resté inachevé), Zola se fait prophète et prêcheur.
Ces ouvrages sont généralement délaissés par les critiques qui insistent plutôt sur l’engagement du romancier lors de l’affaire Dreyfus. Cet épisode vient parfaire en quelque sorte la figure que Zola laisse à la postérité, l’audace littéraire étant complétée par le courage politique. Convaincu de l’innocence de Dreyfus, l’écrivain prend position avec véhémence contre ses détracteurs, non sans se mettre lui-même dans une position très délicate vis-à-vis des autorités et de l’opinion. Dans un premier article paru le 5 décembre 1897 dans le Figaro et intitulé « Procès-verbal », il condamne l’antisémitisme, puis, dans un deuxième temps, publie dans l’Aurore sa célèbre lettre ouverte adressée au président de la République Félix Faure, « J’accuse ». Condamné pour diffamation à un an de prison et à 3 000 F d’amende, Zola n’a d’autre choix que de s’exiler onze mois en Angleterre. Il n’est gracié et réhabilité dans sa qualité de citoyen que lorsque l’innocence de Dreyfus est enfin démontrée.
Mort asphyxié dans son appartement dans des circonstances mal élucidées, Zola est inhumé à Montmartre ; une foule immense assiste alors à la mise en terre.