Berlioz, Hector
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Berlioz, Hector
4. Un musicien incompris dans son pays

Durant la dernière période de sa vie, Berlioz se consacre à l’art lyrique. Cependant, ses opéras les Troyens (représenté en 1863), tiré de l’Énéide de Virgile, Beatrix et Benedict (1862), d’après Beaucoup de bruit pour rien de Shakespeare, rencontrent à Paris, une fois de plus, un accueil réservé, voire hostile, alors que ses œuvres remportent à l’étranger des suffrages unanimes. La Damnation de Faust connaît ainsi un immense succès à Vienne en 1866. Alors qu’il est resté incompris de la plupart de ses contemporains, Berlioz meurt à Paris, frappé d’une congestion cérébrale. Ses Mémoires seront publiés en 1870.

Romantique et dramatique, l’œuvre de Berlioz révèle un talent poétique et visionnaire qui font du musicien l’une des figures marquantes du romantisme musical. Mais son écriture, qui a bouleversé les techniques instrumentales traditionnelles, et son style, brillant, original, restent avant tout très personnels, étrangers à toute école. Décrié par certains de ses contemporains, Berlioz a exercé une influence notable sur la musique symphonique et lyrique ainsi que sur les plus grands compositeurs de son temps, notamment Richard Wagner, Franz Liszt et le groupe des Cinq en Russie.