| Renoir, Pierre-Auguste | Format lecture | ||||
| Dans le menu Fichier, cliquez sur Imprimer. | |||||
| 3. | Au cœur du mouvement impressionniste |
En 1874, Pierre-Auguste Renoir participe à la première exposition des peintres impressionnistes chez le photographe Félix Nadar, avec une toile intitulée la Scène (1874, Courtauld Institute, Londres). Il fait à cette occasion la connaissance de Gustave Caillebotte. La liberté avec laquelle s’expriment les peintres du mouvement fait scandale, et leurs œuvres provoquent l’incompréhension de la critique et du grand public.
| 1. | Les scènes populaires |
Au cours des années suivantes, Pierre-Auguste Renoir réalise quelques-unes de ses toiles les plus célèbres, telles que les Régates à Argenteuil (1874, musée d’Orsay, Paris), la Loge (1874, Courtauld Institute, Londres) et le Bal du Moulin de la Galette (1876, musée d’Orsay, Paris). Ayant installé son atelier dans une maison de la Butte Montmartre, il privilégie la représentation de scènes de loisirs et de foules populaires ; il aime à placer ses personnages sous le doux ombrage des feuillages comme dans la Balançoire (Musée d’Orsay), peinte en 1876 et présentée à la troisième exposition impressionniste, en 1877.
| 2. | Les portraits |
Au cours de sa carrière, Pierre-Auguste Renoir produit de très nombreux portraits. Si sa sensibilité le pousse avant tout vers la représentation de femmes, figurées endormies ou encore lisant, jouant du piano ou cousant, il s’intéresse également à la représentation de son entourage direct comme le montrent ses portraits d’Alfred Sisley (1874, Art Institute of Chicago) et de Claude Monet (1875, musée d’Orsay ; Madame Monet et son fils, The National Gallery of Art, Washington). Il reçoit également de nombreuses commandes de la haute société parisienne : Portrait de Madame Charpentier et ses enfants (1878, Metropolitan Museum of Art, New York), Portrait de l’actrice Jeanne Samary (1878, musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg), etc.
| 3. | La manière de Renoir |
Grâce à une touche fondue, sensible et sensuelle, Pierre-Auguste Renoir crée une douce harmonie visuelle au cœur de ces scènes champêtres qu’il plonge dans des atmosphères ensoleillées et joyeuses. Sa touche possède une vibration caractéristique qui retranscrit les jeux subtils d’ombre et de lumière, venant faire frémir les surfaces et les contours. Ceux-ci se dissolvent dans un traitement savant de l’éclairage.
Le peintre se révèle également un maître audacieux et inventif dans le domaine de la couleur, et on lui envie sa capacité à capter et à restituer ses sujets dans tout leur charme éphémère. Enfin, ses différentes toiles révèlent son goût immodéré pour la représentation de la figure féminine, thème qui a inlassablement nourri son inspiration tout au long de sa vie (Torse de femme au soleil, 1875, musée d’Orsay).