| De Niro, Robert | Format lecture | ||||
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| 3. | Une filmographie riche et diversifiée |
| 1. | Une rencontre décisive : Martin Scorsese |
Sous la direction de Martin Scorsese, son premier rôle dans Mean Streets (1973) lui vaut une immédiate célébrité. Par la suite, il reste fidèle au réalisateur tout au long de sa carrière, apparaissant au générique de Taxi Driver (1976), puis New York New York (1977), Raging Bull (1980, oscar du meilleur acteur), la Valse des pantins (The King of Comedy, 1982), les Affranchis (GoodFellas, 1989), les Nerfs à vif (Cape Fear, 1991) et Casino (1996).
Parallèlement à cette collaboration régulière avec Martin Scorsese, qui ponctue sa carrière tel un fil conducteur, Robert De Niro enchaîne les rôles tour à tour intenses et comiques — populaires pour la plupart — et incarne dès le milieu des années 1970 des personnages très différents les uns des autres ; il est ainsi surnommé « l’acteur caméléon », capable de tout jouer avec la même conviction et la même crédibilité.
| 2. | De grands rôles dramatiques |
Il semble notamment se spécialiser dans le film noir ou policier, comme en témoignent le Parrain II (The Godfather-Part II, 1974) de Francis Ford Coppola — sa prestation aux côtés d’Al Pacino et Robert Duvall notamment est récompensée par l’oscar du meilleur second rôle masculin —, Sanglantes confessions (True Confessions, 1981) d’Ulu Grosbard, les Incorruptibles (The Untouchables, 1987) de Brian De Palma — dans le rôle d’Al Capone, il partage la vedette avec Kevin Costner — ou Heat (1995) de Michael Mann — il donne de nouveau la réplique à Al Pacino. Ronin (1998) de John Frankenheimer avec Jean Reno, The Score (2001) de Frank Oz avec Edward Norton et 15 Minutes (2001) de John Herzfeld illustrent toutefois une orientation des choix de Robert De Niro vers des films d’action plus spectaculaires que par le passé.
Robert De Niro opte également pour des œuvres au ton dramatique plus ambitieuses ou plus personnelles : 1900 (Novecento, 1976) de Bernardo Bertolucci, le Dernier Nabab (The Last Tycoon, 1976), dernier film d’Elia Kazan, Voyage au bout de l'enfer (The Deer Hunters, 1977) de Michael Cimino, Il était une fois en Amérique (Once Upon A Time In America, 1984) de Sergio Leone, Brazil (1985) de Terry Gilliam, Mission (The Mission, 1986) de Roland Joffé avec Jeremy Irons, Angel Heart (1987) d’Alan Parker avec Mickey Rourke, Awakenings (1990) de Penny Marshall avec Robin Williams ou Frankenstein (Mary Shelley’s Frankenstein, 1994) de Kenneth Branagh. À l’image de Ronin, The Score ou 15 Minutes, Sleepers (1996) de Barry Levinson et les Chemins de la dignité (Men of Honor, 2000) de George Tillman Jr. illustrent également une évolution de Robert De Niro vers un cinéma de facture hollywoodienne classique, « calibrée » pour le succès.
| 3. | Mélodrames et comédies, ou la « face cachée » de Robert De Niro |
Falling in Love (1984) d’Ulu Grosbard avec Meryl Streep constitue la première véritable incursion de Robert De Niro en territoires mélodramatiques ; Stanley and Iris (1990) de Martin Ritt avec Jane Fonda est également l’un des rares drames sentimentaux qu’il ait acceptés.
Midnight Run (1988) de Martin Brest avec Charles Grodin est l’une des premières — et désormais nombreuses — comédies estampillées « grand public » que Robert De Niro incarne avec autant de maîtrise et d’implication que les drames et les thrillers. We’re No Angels (1989) de Neil Jordan avec Sean Penn, Mistress (1992) de Barry Primus avec Martin Landau, Mad Dog and Glory (1993) de John McNaughton, Jackie Brown (1997) de Quentin Tarantino ou Des hommes d'influence (Wag the Dog, 1998) de Barry Levinson avec Dustin Hoffman poursuivent cette veine plus « légère » pour un acteur habituellement sombre, secret et parfois imprévisible dans sa violence.
Mafia Blues (Analyze This, 1999) — puis Mafia Blues II (Analyze That, 2002) — de Harold Ramis avec Billy Crystal marque une étape décisive dans la carrière comique de Robert De Niro, qui n’hésite plus à caricaturer ses propres tics de langage, ses grimaces et sa gestuelle, soit autant d’éléments constitutifs de son jeu et qui ont contribué à sa renommée. Flawless (1999) de Joel Schumacher, Mon beau-père et moi (Meet the Parents, 2000) de Jay Roach avec Ben Stiller et Showtime (2002) de Tom Dey avec Eddie Murphy soulignent quant à eux la volonté de Robert De Niro de ne pas s’enfermer dans un genre en particulier et de dévoiler les différentes facettes de son talent d’acteur.