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Dumouriez, Charles Du Périer, dit
1. Présentation

Dumouriez, Charles Du Périer, dit (1739-1823), général français durant la Révolution française, grand vainqueur des armées coalisées à Valmy et à Jemmapes (1792).

2. L’entrée dans la carrière

Né à Cambrai, dans le nord de la France, Charles Du Périer devient officier en 1758 et participe à la guerre de Sept Ans contre l'Angleterre. À partir de 1763, il est chargé de plusieurs missions secrètes commanditées par le duc de Choiseul, responsable de la diplomatie et de la défense de la France. Le duc d’Aiguillon, qui ne voit pas d’un bon œil le caractère secret de ces actions diplomatiques, trouve prétexte pour faire embastiller l’homme de main de Choiseul (1773-1774). De retour en grâce après l’avènement de Louis XVI, Charles Du Périer, dit Dumouriez, est nommé commissaire du port militaire de Cherbourg.

Lorsque la Révolution française éclate en 1789, Dumouriez tire profit des événements pour faire carrière. Il se lie au comte de Mirabeau et au marquis de La Fayette, deux aristocrates acquis aux principes révolutionnaires, et rejoint le club des Jacobins en 1790. Ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement girondin de mars 1792, il pousse Louis XVI à déclarer la guerre à l'Autriche (voir guerres révolutionnaires).

3. Le général de l’armée révolutionnaire
1. Les grandes victoires révolutionnaires

Nommé commandant en chef des armées du Nord en août 1792, le général Dumouriez remporte avec Kellermann la première victoire de l'armée révolutionnaire, en battant les Prussiens le 20 septembre 1792 à Valmy. Le 6 novembre 1792, il prolonge ce premier succès en battant les Autrichiens à Jemmapes. Il s’empare de l’actuelle Belgique et poursuit l'offensive jusqu'à la Hollande, qu'il envahit en février 1793.

2. Des revers militaires à la trahison

Le 18 mars 1793, Dumouriez est vaincu à Neerwinden. Il entame alors des négociations avec l’ennemi qui lui propose la régence de Louis XVII s’il parvient à retourner son armée contre Paris. Suspecté par la Convention nationale de trahison, il reçoit la visite du ministre de la Guerre Beurnonville chargé d'enquêter sur sa conduite. Dumouriez le livre aux Autrichiens et, n’ayant pas réussi à retourner son armée contre le gouvernement républicain, passe à l’ennemi en avril 1793. Dumouriez, désormais contre-révolutionnaire, meurt en Angleterre en 1823.