| Hébert, Jacques René | Format lecture | ||||
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| 2. | Le chef de file des « hébertistes » |
Membre du club des Cordeliers à partir de mars 1791, Hébert participe à la Commune insurrectionnelle de Paris en mai 1792 — Commune pour laquelle il est nommé second substitut du procureur (décembre). En 1792 encore, il se fait remarquer pour les positions très violentes qu’il expose dans son journal, en particulier lors du procès du roi Louis XVI. De fait, grâce à la voix du Père Duchesne, Hébert devient l’un des principaux porte-parole des sans-culottes.
Arrêté en mai 1793 à la suite d’une campagne acharnée contre les Girondins, le nouveau Jacobin est rapidement relâché après la mobilisation du petit peuple en sa faveur. Il prend alors la tête de la faction la plus extrême de la Montagne, les hébertistes qui prônent des mesures économiques et sociales radicales proches de celles des enragés. Les nouvelles positions du chef de file trouvent encore un écho favorable auprès des sans-culottes, des sections et des sociétés parisiennes ; ainsi, il incite le petit peuple de Paris à affirmer ses doléances en manifestant, comme le 4 septembre 1793, ou le pousse à envahir la Convention pour réclamer du pain.
Surtout, fidèle à l’héritage de Jean-Paul Marat (assassiné en juillet 1793), Hébert appelle à une politique systématique d’épuration des suspects et de répression contre les ennemis de la Révolution. Il apparaît alors comme un allié de Maximilien de Robespierre et du Comité de salut public. Son ascendant est tel qu’il pèse de tout son poids sur les décisions de la Convention en 1793, notamment au sujet de la Terreur et de la loi des suspects.