| Hébert, Jacques René | Format lecture | ||||
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| 3. | Hébert pris à son propre piège |
Mais à force de provocation et de surenchère, dans un climat où les couperets tombent vite, Hébert, doté du soutien populaire, inquiète et gêne les robespierristes, à tel point qu’il finit par payer l’intransigeante virulence de ses propos. Son opposition à Robespierre, grand ordonnateur de la Terreur, ne cesse de croître dès lors qu’Hébert lance à son encontre une campagne l’accusant d’être un « endormeur ». La sanction ne tarde pas : peu après l’arrestation et l’exécution des « indulgents » de Georges Danton, les hébertistes subissent à leur tour l’accusation de Robespierre.
Arrêté le 14 mars 1794, celui qui exaltait les vertus de la « Sainte Guillotine » est condamné à mort, puis décapité le 24 du même mois. Une dizaine de jours plus tard, les hébertistes et sa femme, accusés eux aussi d’espionnage (collusion avec l’Angleterre), paient de leur vie le fait d’avoir cautionné la trajectoire suicidaire d’Hébert.