Hoche, Lazare
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Hoche, Lazare
2. Un avancement fulgurant dans la carrière

Né à Versailles, Louis Lazare Hoche est d’origine humble, fils d’un palefrenier des écuries royales. Orphelin de mère à cinq ans, il est élevé chez les frères de Saint-Germain-en-Laye avant de devenir commis chez sa tante. Plus attaché aux chevaux qu’au commerce, le jeune Hoche entre à quatorze ans aux écuries du roi comme aide palefrenier. Deux ans plus tard, en 1784, il s’engage dans les gardes françaises, l’un des régiments de Louis XVI. En 1789, son unité est dissoute avec les événements révolutionnaires ; il se place alors sous les ordres du marquis de La Fayette en intégrant la Garde nationale.

À partir de 1792 lorsque débutent les guerres révolutionnaires, son avancement dans la carrière est fulgurant. Adjudant sous-officier, lieutenant puis capitaine en garnison à Thionville (Lorraine), il combat dans l’armée du Nord. Nommé dans les Ardennes après le départ des Prussiens de Thionville, il rencontre le général Le Veneur et devient son aide de camp et l’un de ses proches. Il participe à l’attaque de Namur (20 novembre-2 décembre 1792) et à la bataille de Neerwinden (18 mars 1793) au cours de laquelle il est blessé. En tant qu’ami du général Le Veneur — décrété d’arrestation au cours de l’été 1793 —, Hoche est un temps suspecté par le Comité de salut public auprès duquel il s’est rendu pour obtenir armes et nourriture pour son armée. Blanchi, il est muté à Dunkerque où il combat vaillamment les Anglais. Fort de cette première victoire personnelle, il est nommé en octobre 1793 général de division et commandant en chef de l’armée de la Moselle. Puis le 25 décembre, il devient commandant en chef des armées de la Moselle et du Rhin et, dès le lendemain, vainc aux côtés de Charles Pichegru les Autrichiens et les Prussiens lors de la bataille de Geisberg, sauvant ainsi l’Alsace.

Mais à l’instigation du même Pichegru qui le jalouse, il est décrété d’arrestation par Saint-Just et emprisonné en avril 1794. Censé passer à la guillotine, il recouvre néanmoins la liberté après la chute de Robespierre en thermidor an II.