| daguerréotype | Format lecture | ||||
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| 2. | Une invention révolutionnaire |
Au début du xixe siècle, le physicien français Nicéphore Niépce est le premier à obtenir des images stables en exposant à la lumière en chambre noire divers supports (métal, verre, papier) enduits de bitume de Judée, matière photosensible. Les résultats sont probants (une image apparaît) mais le procédé est complexe et lent. En 1826, Nicéphore Niépce rencontre Jacques Daguerre, avec lequel il s’associe en 1829. En 1837, quatre ans après la mort de son collaborateur, Jacques Daguerre met définitivement au point le daguerréotype. Le procédé produit, après de longues minutes de pose, un positif direct sur une plaque de cuivre recouverte d’une couche d’argent. L’inventeur améliore son procédé qui devient commercialisable.
Persuadé qu’existe là une création d’envergure pour le monde entier, le physicien François Arago présente le 19 août 1839 cette invention à l’Institut, devant les Académies des sciences et des beaux-arts réunies ; dans un discours célèbre, il convainc ses pairs de faire acheter la découverte par l’État français. Le brevet du daguerréotype entre dans le domaine public. En échange, Jacques Daguerre touche de l’État une pension viagère annuelle de 6 000 francs — celle d’Isidore Niépce, successeur de son père dans l’association de 1829, s’élève à 4 000 francs.