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L’entrée dans la bohème parisienne |
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Des études de médecine contrariées |
Né à Paris, Gaspard-Félix Tournachon, dit Félix Nadar, est le fils d’un imprimeur et éditeur parisien ayant quitté Lyon pour Paris. Élevé dans un milieu de lettrés progressistes, il étudie au collège Bourbon (aujourd’hui lycée Condorcet). En 1836, l’entreprise paternelle ayant fait faillite, la famille retourne à Lyon. Après la mort de son père l’année suivante, le jeune homme s’inscrit à l’école de médecine de Lyon, sans toutefois avoir obtenu son baccalauréat, et commence à écrire dans plusieurs revues. De retour à Paris en 1838, il renonce à devenir médecin.
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Une plume signant « Nadar » |
Durant les dix années qui suivent, Gaspard-Félix Tournachon vit de sa plume, signant du pseudonyme de Nadar. Il appartient à la bohème parisienne, immortalisée par son ami Henri Murger dans les Scènes de la vie de Bohème (1848). Il fonde diverses revues, tel le Livre d’or (1839), où paraissent des articles aux prestigieuses signatures (Honoré de Balzac, Eugène Labiche, Alfred de Vigny, Théophile Gautier ou Gérard de Nerval). Il fréquente le Paris des artistes et côtoie notamment les écrivains Champfleury et George Sand, ainsi que les artistes Honoré Daumier, Gustave Doré, Eugène Delacroix et Hector Berlioz. Félix Nadar est alors « la plus étonnante expression de la vitalité », comme le souligne son ami Charles Baudelaire dans Mon cœur mis à nu (1869).
Romancier (Déjanire, 1845), Félix Nadar s’adonne également, pour des journaux satiriques, à la caricature de personnages célèbres, pourvus de têtes énormes et de corps minuscules, ce qui lui vaut d’être surveillé par la police. Après la Révolution de février 1848, il se joint au corps expéditionnaire pour la libération de la Pologne ; il est arrêté et purge une peine de travaux forcés. En 1854, il publie le Panthéon Nadar, une procession lithographique de 249 caricatures de poètes, romanciers, publicistes et journalistes.
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