Format recherche Daumal, René

Pour rechercher un mot ou une expression dans cet article, sélectionnez dans votre navigateur Internet l'option qui vous permet de faire des recherches dans une page. Dans Internet Explorer, cette option se trouve sous le menu Edition.

Étant donné que la recherche s'effectue exactement sur le mot ou l'expression que vous avez tapés, essayez, si la recherche n'aboutit pas, de vérifier l'orthographe du mot tapé ou de trouver un autre mot clé pour le sujet concerné.

Daumal, René

Daumal, René (1908-1944), écrivain français, qui anima la revue le Grand Jeu et qui voyait en la poésie un moyen de parvenir à la connaissance de l'être.

Lycéen à Reims, il y rencontra Gilbert-Lecomte, Vailland, Meyrat, avec lesquels il fonda à Paris le Grand Jeu en 1927. Cette revue, forte de contributions et de sensibilités plurielles et originales (Sima, Rolland de Renéville), prit rapidement l'aspect d'un mouvement divergent — quoique assez proche — du mouvement surréaliste. Ces artistes se revendiquaient de la voyance rimbaldienne exprimée dans les lettres du « Voyant », et René Daumal fut la figure principale de leur éphémère mouvement. Dès 1930, il se consacra à l'étude du sanskrit et adopta les principes philosophiques de Gurdjieff. En 1932, il s'embarqua pour les États-Unis, alors que cessait de paraître le Grand Jeu. Son étude les Limites du langage philosophique parut en revue en 1935 et, un an plus tard, le recueil de poésie le Contre-ciel définissait le sens novateur qu'il donnait à l'expérience poétique : il s'agissait pour le poète de se libérer de son moi afin de parvenir à l'éveil d'une conscience nouvelle. Si la mort est omniprésente, l'acte de négation est chargé d'une valeur positive, car il préside à la connaissance de l'être, révélé dans son essence.

Disparu prématurément, Daumal ne vit paraître qu'une partie de son œuvre. En 1938, il avait publié une étude satirique de la société contemporaine (son expérience américaine n'y était pas étrangère), à laquelle il opposait les pouvoirs de l'introspection, la Grande Beuverie. Puis, il se livra, dans le Mont analogue (posthume, 1952), à la quête d'une humanité supérieure, détentrice des secrets de l'esprit. Parallèlement, Daumal approfondit sans relâche son étude de la pensée orientale. Son œuvre poétique, regroupée en 1954 sous le titre Poésie noire, poésie blanche, est sans fioritures, hautement cérébrale, et marqua sans conteste tout un courant de la poésie française contemporaine.