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L’homme « paléolithique » |
Atteint par une grave maladie en 1931, il rompt avec les milieux littéraires et quitte Paris pour les vignes du Languedoc. « J’arrive sans doute à l’âge où un peu de vérité, un peu d’humanité font du bien au cœur. Aujourd’hui ce faux Delteil qui court le monde, cette espèce de grand gaillard dépoitraillé, […] orgueilleux, ' m’as-tu-vu ', ce faux Delteil m’horripile. » Soucieux de retrouver une certaine « sensibilité primitive », Joseph Delteil vit alors, comme il le dit lui-même, en « paléolithie ». En 1934, paraît En robe des champs, que l’éditeur Grasset qualifie de « vrai Delteil ». Il écrit de moins en moins (Jésus II paraît en 1947, François d’Assise en 1960) et publie ses Œuvres complètes en 1961, pour lesquelles il ne retient volontairement que six ouvrages sur une trentaine publiés. Sa Cuisine paléolithique paraît en 1964. En 1968, il publie une autobiographie outrancière, intitulée la Deltheillerie. Cet ouvrage, le plus marquant de cette seconde période, précède Alphabet (1973) et le Sacré corps (1976). Joseph Delteil s’éteint à Montpellier en 1978, quelques jours avant son quatre-vingt quatrième anniversaire.
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