| Desnos, Robert | Format lecture | ||||
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| 4. | Le choix de la liberté et de la diversité |
Fondamentalement libertaire, Robert Desnos ne peut suivre l’évolution politique du surréalisme, engagé auprès du Parti communiste à partir de 1926. En 1930, la rupture avec Breton est consommée ; elle est officialisée par Desnos dans un pamphlet collectif dirigé contre Breton (« Un cadavre ») ; ce dernier la confirme dans le Second Manifeste du surréalisme. André Breton reproche à Robert Desnos son trop grand engagement dans le journalisme et « sa grande complaisance envers lui-même » mais aussi la forme trop classique et lyrique que prend désormais son œuvre, notamment dans son poème « The Night of Loveless Nights » (1930).
Après cette rupture, Desnos revendique son besoin de liberté et reste en marge de tout mouvement littéraire. C’est aussi à cette époque qu’il fait la connaissance de sa future femme Youki. En 1930 paraît Corps et Biens, recueil qui regroupe l’ensemble de ses poèmes parus jusqu’alors dans des revues. Il se passionne pour le cinéma et écrit de nombreux scénarios comme il l’avait déjà fait, en 1924, pour l’Étoile de mer de Man Ray (ses textes cinématographiques sont rassemblés en 1966 dans Cinéma). En 1932, grâce à Paul Deharme, il découvre aussi le monde de la radio. Il compose alors des poèmes radiophoniques (notamment « la Grande Complainte de Fantômas », avec la musique de Kurt Weill et sous la direction dramatique d’Antonin Artaud, 1933) et écrit, avec son ami Alejo Carpentier, une multitude de slogans publicitaires et de nombreuses chansons. En 1934, il publie un recueil hors commerce, les Sans Cou. Il écrit aussi de nombreux albums et poèmes pour enfants.