Gréco, Juliette
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Gréco, Juliette
3. L’emblème de la chanson « rive gauche »

Après avoir fait ses débuts de chanteuse au Tabou, puis au Bœuf sur le toit, elle devient l’une des habituées de la Rose-Rouge, le cabaret d’Agnès Capri, où sont également révélés les talents de Mouloudji, des Frères Jacques et de Francis Lemarque. La situation géographique de ces lieux donne naissance à l’appellation de « chanson rive gauche », dont Juliette Gréco restera longtemps la représentante la plus emblématique.

Après avoir chanté Jean-Paul Sartre (« la Rue des Blancs-Manteaux »), Raymond Queneau (« Si tu t’imagines »), et même François Mauriac (« l’Ombre »), elle contribue à révéler, tout au long des années cinquante, des auteurs tels que Léo Ferré (« Jolie Môme »), Jacques Brel (« le Diable — Ça va »), Charles Aznavour (« Je hais les dimanches »), Guy Béart (« Qu’on est bien », « Il n’y a plus d’après »), ou Serge Gainsbourg (« la Javanaise », « Accordéon »).