| Delvaux, André | Format lecture | ||||
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| 3. | Aux confins du fantastique, une autre réalité |
L’Homme au crâne rasé (De man die zijn haar kort liet knippen, 1965) est le premier long métrage d’André Delvaux ; il révèle son talent iconoclaste, d’inspiration surréaliste, au public international. Un soir, un train (1968, avec Yves Montand et Anouk Aimée), adaptation d’une nouvelle de l’écrivain Johan Daisne, poursuit le cycle dit du « réalisme magique » ; le cinéaste y sonde les limites du réel et de l’imaginaire et développe une thématique articulée autour de la notion d’inquiétante étrangeté, où se croisent notamment le désir et la mort.
Rendez-vous à Bray (1971) — d’après le Roi Cophetua de Julien Gracq, avec Anna Karina et Matthieu Carrière, prix Louis Delluc en 1972 — et Belle (1973) dévoilent un univers plus intimiste. Benvenuta (1983, avec Fanny Ardant et Vittorio Gassman) souligne quant à lui la fascination du cinéaste pour les jeux de miroir.
Par la suite, André Delvaux s’interroge sur la Belgique, plus particulièrement sur son histoire (Femme entre chien et loup / Een vrouw tussen trond en wolf, 1979) et sa culture (Babel Opera, 1985). Son dernier film est l’adaptation du livre de Marguerite Yourcenar, l’Œuvre au noir (1988), avec Gian Maria Volonté et Sami Frey.