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Du poète au journaliste |
Dans un premier temps, Soupault se tient à l’écart des différends qui surgissent entre Tristan Tzara et Breton ; mais, en désaccord avec l’orientation politique que prend le mouvement surréaliste, de surcroît farouchement attaché à son indépendance (les contraintes liées au groupe l’ennuie), il en est exclu en 1926, avec Vitrac et Artaud, pour « crime de littérature » (selon ses mots). Il se lance alors dans le journalisme, voyage beaucoup et donne des reportages et des chroniques à la Revue européenne, dont il assure la direction. Romancier, il écrit des ouvrages d’inspiration variée où il se montre un observateur attentif et fin — mais aussi critique — de son époque (le Bon Apôtre, 1923 ; les Frères Durandeau, 1924 ; le Nègre, 1927 ; Histoire d’un Blanc, 1927 ; les Dernières Nuits de Paris, 1928 ; le Grand Homme, 1929). Éclectique dans ses goûts et dans sa production, curieux de tout, il écrit plusieurs essais (Guillaume Apollinaire, 1928 ; Lautréamont, 1929 ; Charles Baudelaire, 1931), se passionne pour la peinture, le cinéma, le jazz (écrits publiés en 1979 et 1980), compose des poèmes qui restent marqués par le surréalisme (Georgia, 1936).
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