| Format recherche | Noiret, Philippe | Format lecture |
| 1. | Présentation |
Noiret, Philippe (1931-2006), acteur de cinéma et de théâtre français.
Philippe Noiret est l’une des figures les plus marquantes du cinéma français de la seconde moitié du xxe siècle. En quelque 125 films et une importante activité théâtrale au début de sa carrière, il s’est imposé comme un acteur populaire et inclassable, capable d’alterner rôles comiques et dramatiques avec la même crédibilité.
| 2. | Du théâtre au cinéma |
Né à Lille (Nord), Philippe Noiret entre au Théâtre national populaire (TNP) de Jean Vilar en 1953 ; il y côtoie notamment Gérard Philipe. Parallèlement, il se produit au cabaret, en duo avec Jean-Pierre Darras.
Il débute au cinéma dans la Pointe courte (réalisé en 1954, sorti en 1956) d’Agnès Varda, puis tourne dans Zazie dans le métro (1960) de Louis Malle, Tout l’or du monde (1961) de René Clair, Thérèse Desqueyroux (1962) de Georges Franju, Cyrano et d’Artagnan (réalisé en 1962, sorti en 1964) d’Abel Gance, la Vie de château (1966) de Jean-Paul Rappeneau, et dans les Copains (1965) et Alexandre le bienheureux (1968) d’Yves Robert, son premier grand succès populaire.
| 3. | Un acteur populaire |
En France, Philippe Noiret travaille sous la direction de réalisateurs réputés tels que Philippe de Broca (les Caprices de Marie en 1970, Tendre Poulet en 1978, On a volé la cuisse de Jupiter en 1980, l’Africain en 1983, Chouans ! en 1988 et le Bossu en 1997), Marco Ferreri (la Grande Bouffe en 1973, Touche pas à la femme blanche en 1974), Robert Enrico (le Secret en 1974, le Vieux Fusil en 1975, pour lequel il obtient son premier césar du meilleur acteur, et Pile ou face en 1980), Alain Robbe-Grillet (le Jeu avec le feu en 1975), Alain Corneau (Fort Saganne en 1984), Claude Chabrol (Masques en 1987), Claude Zidi (les Ripoux en 1984, Ripoux contre ripoux en 1990 et Ripoux 3 en 2003), Claude Berri (Uranus en 1990), André Téchiné (J’embrasse pas en 1991), Claude Pinoteau (les Palmes de M. Schutz en 1997) et surtout Bertrand Tavernier (l’Horloger de Saint-Paul en 1974, Que la fête commence en 1975, le Juge et l’Assassin en 1975, Une semaine de vacances en 1980), Coup de torchon en 1981, la Vie et rien d’autre en 1989, pour lequel il est récompensé par un second césar, et la Fille de d’Artagnan en 1994).
Les Grands Ducs (1996) de Patrice Leconte et les Côtelettes (2003) de Bertrand Blier offrent pour leur part à Philippe Noiret la possibilité de jouer son propre rôle de comédien. Parmi ses derniers films figurent Père et Fils (2003) de Michel Boujenah et Edy (2005) de Stéphan Guérin-Tillié.
| 4. | Une carrière internationale |
Très sollicité en France à partir de la fin des années 1960, Philippe Noiret l’est également à l’étranger, notamment en Italie où il mène une carrière riche et éclectique : Sept fois femme (1966) de Vittorio De Sica, Mes chers amis (Amici miei, 1975), Mes chers amis 2 (Amici miei 2, 1982) et Pourvu que ce soit une fille (Speriamo che sia femmina, 1986) de Mario Monicelli, Trois Frères (Tre Fratelli, 1980) et Oublier Palerme (Dimenticare Palermo, 1989) de Francesco Rosi, Il Commune senso del pudore (1976) d’Alberto Sordi, le Désert des Tartares (il Deserto dei Tartari, 1976) de Valerio Zurlini, Deux Bonnes Pâtes (Due pezzi di pane, 1978) de Sergio Citti, la Famille (la Famiglia, 1987) d’Ettore Scola, Cinema Paradiso (Nuovo cinema Paradiso, 1988) de Giuseppe Tornatore et le Postier (Il postino, réalisé en 1994 et sorti en 1996) de Michael Radford.
Philippe Noiret interprète également Lady L (1965) de Peter Ustinov, la Nuit des généraux (Night of the Generals, 1967) d’Anatole Litvak, Justine (1969) de George Cukor, Mister Freedom (1969) de William Klein et l’Étau (Topaz, réalisé en 1968 et sorti en 1970) d’Alfred Hitchcock.