| Piccoli, Michel | Format lecture | ||||
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| 2. | Une filmographique pléthorique |
| 1. | De l’école classique à la Nouvelle Vague |
Né à Paris de parents musiciens, Michel Piccoli fait ses débuts au cinéma comme figurant dans Sortilèges (1945) de Christian-Jaque, avant d’obtenir son premier vrai rôle dans le Point du jour (1949) de Louis Daquin. Il joue par la suite dans les courts métrages parodiques de Paul Paviot : Terreur en Oklahoma (1950), Chicago Digest (1951) et Torticola contre Frankenstein (1952). Il apparaît encore dans les Mauvaises Rencontres (1955) d’Alexandre Astruc, French Cancan (1955) de Jean Renoir et, aux côtés de Serge Reggiani, dans le Doulos (1963) de Jean-Pierre Melville.
Devenu une vedette grâce au Mépris (1963) de Jean-Luc Godard, dans lequel il côtoie Brigitte Bardot et Fritz Lang, il joue ensuite dans la Curée (1966) de Roger Vadim, La guerre est finie (1966) d’Alain Resnais, les Demoiselles de Rochefort (1967) et Une chambre en ville (1982) de Jacques Demy, et dans l’Étau (Topaz, 1969) d’Alfred Hitchcock.
| 2. | Les réalisateurs fétiches |
Dans l’abondante filmographie de Michel Piccoli se détachent quelques réalisateurs avec lesquels il a régulièrement travaillé : Luis Buňuel (la Mort en ce jardin en 1956, le Journal d’une femme de chambre en 1964, avec Jeanne Moreau, Belle de Jour en 1967, avec Catherine Deneuve, la Voie lactée en 1969, le Charme discret de la bourgeoisie en 1972 et le Fantôme de la liberté en 1974), Claude Sautet (les Choses de la vie en 1970, Max et les Ferrailleurs en 1971, Vincent, François, Paul et les autres en 1974, avec Gérard Depardieu, et Mado en 1976), Michel Deville (Benjamin ou les Mémoires d’un puceau en 1968 et le Paltoquet en 1986) et Marco Ferreri (Dillinger est mort en 1969, l’Audience et Liza en 1971, la Grande Bouffe en 1973, Touche pas à la femme blanche en 1974, la Dernière Femme en 1976 et Y’a bon les Blancs en 1987).
Auréolé d’une image de séducteur, Michel Piccoli a toutefois souvent remis en question cette image dans des films inclassables comme Themroc (1973) de Claude Faraldo, Grandeur nature (1974) de Luis Berlanga, le Trio infernal (1974) de Francis Girod ainsi que les films de Marco Ferreri.
| 3. | De multiples sollicitations, nationales et internationales |
Au fil de choix ambitieux et divers, Michel Piccoli montre l’étendue de son registre de comédien, tournant notamment les Noces rouges (1973) de Claude Chabrol, Passion (1982) de Jean-Luc Godard, Une étrange affaire (1981) de Pierre Granier-Defferre, la Diagonale du fou (1984) de Richard Dembo, le Prix du danger (1983) d’Yves Boisset, Partir, revenir (1985) de Claude Lelouch, Milou en Mai (1990) de Louis Malle, la Belle Noiseuse (1991) de Jacques Rivette ou encore l’Ange noir (1994) de Jean-Claude Brisseau.
Michel Piccoli est également sollicité à l’étranger : le Saut dans le vide (Salto nel vuoto, 1979) de Marco Bellocchio lui vaut le prix d’interprétation masculine au festival de Cannes, Adieu Bonaparte (1985) et l’Émigré (1994) lui offrent la possibilité de travailler avec Youssef Chahine, Je rentre à la maison de Manoel de Oliveira (2001) et Miroir magique (2005), dans un rôle écrit spécialement pour lui par le réalisateur, Ce jour-là (2003) de Raúl Ruiz, Jardins en automne (2006) d’Otar Iosseliani.