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music-hall

music-hall, terme désignant à la fois un spectacle de variétés dominé par la chanson et l'établissement qui le présente.

Le terme fut inventé au siècle dernier par un Anglais qui ouvrit le Canterbury Music-Hall pour présenter sur scène des chanteurs professionnels ; mais il existait en France une tradition de café-concert, lui-même issu du café chantant en vogue au XVIIIe siècle. À la fin du XIXe siècle, des salles adaptées à ce nouveau genre virent le jour : l'El Dorado, les Folies-Bergère, le Moulin-Rouge (1889), la Gaîté (futur Bobino), l'Olympia (1893), le Crazy Horse Saloon (1951), le Paradis latin (1974).

Le spectacle de music-hall présentait des numéros empruntés à la danse, au théâtre ou au cirque ; il débutait par des numéros visuels, suivis d'une vedette anglaise puis d'une vedette américaine ; la deuxième partie était réservée à la vedette principale. La revue, qui rassemblait toutes sortes d'attractions, se spécialisa d'une part dans le tour de chant, d'autre part dans la revue chorégraphique à grand spectacle conduite par une meneuse de revue, dont les plus célèbres furent Mistinguett, Line Renaud et Joséphine Baker, chargée de la progression du spectacle vers un tableau final éblouissant où brillaient strass, paillettes et plumes d'autruche.

Le music-hall subsiste surtout sous sa forme de tour de chant, alors que la revue a perdu de sa popularité.