Théâtre national populaire [TNP]
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Théâtre national populaire [TNP]
4. Le TNP entre institution et création

Après l'ère de Vilar arrivent les difficultés. En effet, l'immensité de la salle fait obstacle à la remise en cause de la frontière scène-salle et à la tendance plus intime et minimale qui caractérisent les années soixante-dix. D'autre part, la dimension institutionnelle du TNP rend de plus en plus difficiles une direction et des choix politiques audacieux : il faut affronter un lieu et un rêve démesurés. À Villeurbanne, Roger Planchon développe son activité dans deux directions : la scène du TNP lui permet, en tant qu'auteur et metteur en scène engagé, de représenter les monstruosités de l'Histoire ; parallèlement, il fait de l'institution qu'il dirige un lieu de réflexion sur les enjeux et sur l'avenir du théâtre et un lieu d'ouverture aux autres formes de création.

Quant au palais de Chaillot, il retrouve souffle et élan dans les années quatre-vingt, sous la direction d'Antoine Vitez. Aspirant à un « théâtre élitaire pour tous », Vitez, en 1987, fait de la représentation intégrale du Soulier de satin de Paul Claudel une véritable fête du théâtre en liberté.