Charles-Albert
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Charles-Albert
2. Du libéralisme au conservatisme

Né à Turin et fils de Charles-Emmanuel de Savoie (de la branche de Savoie-Carignan), Charles-Albert n’est pas destiné par sa naissance à devenir roi. Il étudie à Genève et Paris, où il découvre les idées libérales qui le portent à se lier au carbonarisme. Mais l’abdication de son cousin Victor-Emmanuel Ier lui permet de devenir régent du Piémont en 1821. Durant les quelques semaines pendant lesquelles il assure cette fonction, il affiche sa volonté réformatrice. Mais il doit s’enfuir après avoir été désavoué par son cousin, le nouveau roi, Charles-Félix de Sardaigne, appuyé par les Autrichiens.

Dès lors, Charles-Albert doit renier ses idées libérales pour assurer sa succession au trône : il participe en 1823 à la répression du mouvement libéral en Espagne, pour donner des preuves de son engagement contre-révolutionnaire à l’empereur d’Autriche. Il rompt alors avec les milieux carbonaristes, puis se soumet, en avril 1825, au pouvoir de Charles-Félix. Ces décisions et ces reniements lui permettent d’accéder au trône du Piémont à la mort de Charles-Félix, en 1831.