Charles-Albert
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Charles-Albert
3. Un roi partisan de l’indépendance italienne

Tout en faisant connaître sa sympathie aux patriotes italiens, le nouveau roi Charles-Albert n’hésite pas à les réprimer : Giuseppe Mazzini et Giuseppe Garibaldi échappent à la mort en fuyant le royaume, ce qui lui permet de revendiquer une politique conservatrice et pro-autrichienne. Mais, dans le même temps, il tolère l’organisation de patriotes réformistes qui fondent des revues nationales, comme l’Antologia italiana, à laquelle collaborent Cesare Balbo et Massimo D’Azeglio, et Il Risorgimento de Camillo Cavour.

En 1848, Charles-Albert salue le tournant libéral pris par le pape Pie IX qui met en place des réformes dans ses États. À son tour, le roi de Piémont-Sardaigne octroie un Statut constitutionnel (Statuto albertini) qui crée deux chambres et donne naissance à une monarchie constitutionnelle. Mais les révolutions libérales de 1848 déchaînent l’opposition de l’Autriche à laquelle il déclare la guerre, le 22 mars 1848. Charles-Albert est battu à Custozza (24-25 juillet) puis de nouveau à Novare le 23 mars 1849 : le soir même de cette défaite, il est contraint à l’abdication en faveur de son fils Victor-Emmanuel II et meurt quatre mois plus tard de maladie.

Malgré un bilan de règne mitigé, Charles-Albert demeure l’initiateur du Statut constitutionnel du Piémont-Sardaigne qui a été étendu à toute la péninsule lors de l’unification (1861) et a servi de constitution italienne jusqu’en 1946.