| coup d'État du 18 brumaire an VIII | Format lecture | ||||
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| 2. | Les événements conduisant au coup d’État |
S’opposant à la fois aux monarchistes et aux Jacobins, Napoléon Bonaparte a largement contribué depuis 1795 au salut du Directoire. En 1798, il est envoyé en Égypte avec son armée par les directeurs qui redoutent une tentation césariste. Après une série de victoires, Bonaparte quitte l’Égypte le 23 août 1799 et, le 9 octobre, il débarque dans l’anse de Saint-Raphaël, sur la côte méditerranéenne. Il remonte vers Paris, obtenant des ralliements massifs à son désir de mettre un terme au désordre de l’État.
Le 16 octobre 1799, il arrive dans la capitale, où commencent de nombreuses tractations avec les directeurs — en particulier le très influent Sieyès, les principaux généraux (Brune, Macdonald), les Conseils et les milieux d’affaires. Le 23 octobre, son frère Lucien est élu président du Conseil des Cinq-Cents.
Le 9 novembre (18 brumaire), les Conseils sont transférés de Paris à Saint-Cloud pour éviter d’éventuels débordements populaires. Le lendemain, Bonaparte obtient, non sans difficulté, la désignation de deux commissions chargées de préparer une nouvelle Constitution, tandis que lui-même, en compagnie de Roger Ducos et de Sieyès, est nommé consul provisoire. L’annonce de cette nomination marque la fin officielle du Directoire.