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| 2. | Tristan |
Ce récit, Tristan (v. 1165-1170), quoiqu’incomplet, est long de plus de 3 000 vers octosyllabiques. Composé probablement dans la seconde moitié du xiie siècle, il est rédigé en anglo-normand et présente des traits archaïques qui le rapprochent davantage de la chanson de geste que du roman courtois : la demeure rustique du roi Marc, l’utilisation par Tristan d’un arc plutôt que d’une épée, la participation plus importante de la foule à l’action, qui en accentue la dimension affective, et surtout la violence nue de la passion amoureuse.
Dans ce récit, Tristan vient en Irlande chercher Iseut la blonde, qui est promise à son oncle, le roi Marc. Mais, sur le bateau qui les ramène tous deux, Tristan et Iseut boivent par erreur un philtre d’amour destiné aux futurs époux : leur passion, dès lors, malgré tous les obstacles que dresse entre eux la société, est invincible et les réunit dans la mort.