| Guillaume IX d'Aquitaine | Format lecture | ||||
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| 3. | Un poète courtois |
L’œuvre poétique de Guillaume IX marqua le début de l’âge d’or de la littérature de langue vulgaire, ou romane, en l’occurrence l’occitan (voir Ancien français ; Français). Il est en effet le premier troubadour connu dont les poèmes composés en langue vulgaire nous sont parvenus. Il fixa les canons du lyrisme courtois, tel qu’il se perpétua parmi les générations suivantes de troubadours, et parmi les trouvères du nord de la France.
Les quelque onze pièces qui nous sont parvenues de Guillaume présentent des structures et une versification très riches et variées. Deux structures principales s’y retrouvent cependant, qui perdurèrent dans la poésie courtoise ultérieure : d’une part les strophes à rimes alternées, et d’autre part une forme de chansons composées de strophes en deux parties, la première (frons) en rimes de même longueur, et la seconde (cauda) plus libre.
Les thèmes des pièces sont également de deux ordres : les « invectives », chansons gauloises, alliaient la vantardise masculine à une sensualité brutale. En revanche, les chansons qu’il composa sur le service d’amour sont extrêmement raffinées ; développant le thème d’un amour à la fois sensuel et spirituel, il y procède à la sublimation d’une figure féminine idéale, fixant ainsi les règles de la tradition courtoise de son temps.
Voir aussi courtois, courtoisie.