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Berger, Michel

Berger, Michel (1947-1992), auteur, compositeur et interprète français, qui a composé le très célèbre opéra-rock Starmania ainsi que de nombreuses chansons à succès, interprétées principalement par France Gall, mais aussi par d’autres chanteurs comme Bourvil, Véronique Sanson et Françoise Hardy.

Né à Paris, de son vrai nom Michel Hamburger (il est le fils du professeur Jean Hamburger), il a toujours mené parallèlement deux vies et deux carrières : celle de musicien et d’étudiant en philosophie tout d’abord (il fait des études de piano et rédige une maîtrise sur l’esthétique de la musique pop), puis celle d’auteur (pour les autres autant que pour lui-même) et d’interprète.

En tant qu’auteur, Michel Berger produit les premiers disques de Véronique Sanson, écrit pour Françoise Hardy (« Message personnel », 1973) et surtout pour France Gall, qui devient sa femme. Le couple auteur-chanteuse enchaîne les succès avec une régularité de métronome pendant plus d’une dizaine d’années : « la Déclaration d’amour » (1975), « Si maman si » (1977), « Il jouait du piano debout » (1980 ), « Résiste » (1981), « Cézanne peint » (1984), « Babacar », « Évidemment », « Ella elle l’a » (1987).

Parallèlement, Michel Berger compose l’opéra-rock Starmania (1979) sur un livret de l’auteur québécois Luc Plamondon. De Daniel Balavoine à Diane Dufresne, de Nanete Workman à Maurane, de nombreuses vedettes débutent dans les versions successives de cet opéra-rock, dont on tirera une liste impressionnante de « tubes » (« Le monde est stone », « les Uns contre les autres », « le Blues du businessman », etc.), et qui n’a depuis sa création pour ainsi dire jamais quitté l’affiche. Il compose également pour Johnny Hallyday (« Quelque chose de Tennessee », 1985), revient à la comédie musicale avec Luc Plamondon (la Légende de Jimmy, 1990, adaptation de la vie de James Dean) et crée des chansons pour lui-même. Il enregistre en duo avec France Gall (« Ça balance pas mal à Paris », 1976) ou seul (« Quelques mots d’amour », « la Groupie du pianiste », « Celui qui chante », 1980) des chansons qui sont autant de succès.

Doué d’un talent multiple, musicien efficace et inspiré, Michel Berger a été très présent sur la scène musicale française jusqu’à sa mort, à quarante-cinq ans, des suites d’une crise cardiaque.