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Du mouvement hippie à la variété |
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L’impact de la comédie musicale Hair |
Avec sa voix tendue, son image néoromantique et ses chansons aux riches arrangements, Julien Clerc détonne dans la production d’une époque finissante, celle du yé-yé. Il semble même ouvrir une voie, en harmonie avec les bouleversements du printemps 1968. Ce que confirme, l’année suivante, sa participation à la comédie musicale hippie Hair — l’un des plus éclatants succès des années 1960 —, dont le refrain d’une des chansons fait office de mot d’ordre : « Laissons, laissons entrer le soleil… ».
Entre-temps, Julien Clerc fait une tournée avec Adamo, passe à l’Olympia en première partie du spectacle de Gilbert Bécaud et publie « Yann et les dauphins ». En décembre 1970, après un deuxième album, il repasse à l’Olympia, en vedette cette fois.
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Le « chanteur pour dames » |
Enregistrant un album par an en moyenne, Julien Clerc ressent bientôt le besoin de faire épauler Maurice Vallet et Étienne Roda-Gil par d’autres auteurs. En 1976, il fait appel à Jean-Loup Dabadie et à Maxime Le Forestier pour l’album À mon âge et à l’heure qu’il est. En 1978, c’est « Ma préférence », un titre du même Jean-Loup Dabadie, qui lui permet de dépasser, pour la première fois, les 400 000 exemplaires vendus d’un même disque. Si l’esprit frondeur qui soufflait sur les premières chansons a fait place à une variété plus classique, le succès, lui, est bien au rendez-vous.
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