Clerc, Julien
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Clerc, Julien
4. Changements de cap
1. L’appel du rock

La rupture avec Étienne Roda-Gil intervient en 1980. Julien Clerc éprouve alors un impérieux besoin de renouvellement, qui se traduit par un changement de maison de disques doublé d’une radicale réorientation de style. Les succès qui s’accumulent semblent lui donner raison et, en flirtant avec le rock, sous la houlette du Canadien Luc Plamondon (« Lily voulait aller danser », « la Fille aux bas Nylon », « Cœur de rocker »), il touche un public plus jeune. En 1984, après l’énorme succès de « Mélissa », il est le premier chanteur à se produire au Palais omnisports de Paris-Bercy.

2. Le retour à la tradition mélodique

Fais-moi une place (1990), puis Utile (1992) et Julien (1997), qui marquent ses retrouvailles avec Étienne Roda-Gil, permettent à Julien Clerc de revenir progressivement à une tradition mélodique — et romantique — qui a fait son succès. Si j’étais elle (2000) contient plusieurs chansons écrites par le mannequin Carla Bruni, puis Studio (2003) est un hommage aux standards de la musique américaine écrits dans les années 1930 et 1940 par Cole Porter ou George Gershwin et interprétés par Frank Sinatra, Billie Holiday ou Nat King Cole ; Julien Clerc y reprend notamment « Night and Day » ou « Fly Me To the Moon » en collaboration avec des musiciens de jazz tels que les guitaristes Bireli Lagrene et Philip Catherine ou l’harmoniciste Toots Thielemans. Double enfance (2005) est pour sa part dédié au fidèle parolier Étienne Roda-Gil, décédé en 2004 ; Maxime Le Forestier, Jean-Loup Dabadie et Carla Bruni figurent également parmi les auteurs de l’album.