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Gall, France

Gall, France (1947- ), chanteuse française.

Née à Paris, fille de parolier (son père est l’auteur de « la Mamma » d’Aznavour), qui écrit pour elle « Sacré Charlemagne » (1963), Isabelle Gall — France Gall à la scène — enregistre son premier disque à l’âge de quinze ans. Elle préfigure à cette époque la vogue des Lolitas, qui déferlera vingt ans plus tard sur la chanson française, et dont Vanessa Paradis, du moins à ses débuts, demeure l’incarnation la plus parfaite. Serge Gainsbourg perçoit tout de suite derrière les traits d’innocence les richesses de la personnalité de France Gall, qu’il valorise en lui écrivant des chansons sur mesure : « Poupée de cire, poupée de son » (1965) — chanson avec laquelle elle remporte le grand prix de l’Eurovision —, « les Sucettes » (1967) et « N’écoutez pas les idoles ».

Après une période d’éclipse, elle rencontre Michel Berger, qu’elle épouse en 1976 et qui compose pour elle l’essentiel de ses succès à venir : « Si maman si », « Il jouait du piano debout » (1977), « Résiste » (1981), « Cézanne peint » (1984), « Ella elle l’a », « Évidemment » (1987). Elle chante également dans l’opéra-rock Starmania (1979), composé par Michel Berger sur un livret de Luc Plamondon. Abandonnant son image de baby-doll, l’ex-Lolita devient une femme sensible qui interprète les chansons douces-amères de son mari, parfois en duo, notamment avec Elton John pour un titre, « Donner pour donner » (1980), et avec Michel Berger pour un disque, Double jeu (1991). Dès 1986, elle participe aux concerts destinés à recueillir des fonds pour les Restos du cœur. Depuis la mort de Michel Berger en 1992, elle est restée fidèle à sa mémoire en continuant à chanter les chansons de son répertoire.