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Ventura, Ray (1908-1979), chef d’orchestre français, dont le style très swingué a été très populaire à la veille de la Seconde Guerre mondiale.
Né à Paris, Raymond, dit Ray, Ventura commence à se produire avec les Collégiens, un orchestre amateur calqué sur le modèle des formations de l’Américain Paul Whiteman et du Britannique Jack Hylton. Dès 1929, il enregistre les plus grands succès de l’époque, comme « Ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine », « Tout va très bien madame la marquise » et « Comme tout le monde ». Avec Paul Misraki au piano, Loulou Gasté à la guitare, Coco Aslan à la voix et aux percussions, il émaille ses spectacles de gags, de chants et de danses. Adoptée par l’ensemble rebaptisé Ray Ventura et ses Collégiens, devenu professionnel du music-hall à la suite d’un concert donné à la salle Gaveau en 1931, la formule, dans le pur style américain, mise avant tout sur le rythme et la bonne humeur. Fred Adison, Raymond Legrand, Jacques Hélian, Jo Bouillon et bien d’autres musiciens s’engagent dans la même voie, tentant de faire oublier au public la menace de guerre que fait planer sur l’Europe la montée du nazisme.
Pendant la guerre, Ray Ventura fait des tournées en Amérique latine, accompagné d’un guitariste nommé Henri Salvador. De retour en France à la Libération, il enchante à nouveau le public avec notamment « Maria de Bahia » (1947) et « À la mi-août » (1949). Il joue avec sa formation dans plusieurs films, mais les grands orchestres passant de mode, Ray Ventura doit se reconvertir dans l’édition musicale et accepter de se produire avec ses musiciens dans des soirées dansantes. Ses succès sont repris dans les années soixante-dix par le Grand Orchestre du Splendid.