Hossein, Robert
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Hossein, Robert
3. Un goût pour l’épique et les grandes aventures humaines

Robert Hossein retourne ensuite à Paris pour jouer et monter des productions au palais des Sports, de la Porte de Versailles ou au palais des Congrès, deux salles à la mesure de ses mises en scène qui dénotent un goût certain pour le gigantisme. La plupart de ses spectacles réunissent pas moins d’une centaine de participants sur le plateau. Robert Hossein affectionne le spectaculaire au service d’un « théâtre de masse », les visions épiques, les bons sentiments, les effets spéciaux, en accord avec son tempérament naïf et passionné. Malgré une critique parfois pincée et réticente, ses spectacles trouvent un écho favorable auprès d’un public nombreux : près de 250 000 spectateurs se sont déplacés pour le Cuirassé Potemkine ; 450 000 pour Danton et Robespierre et 800 000 pour Un homme nommé Jésus. En 1999, il présente au palais des Congrès à Paris Celui qui a dit non, écrit par Alain Peyrefitte et Alain Decaux, fresque de cinquante tableaux qui retrace le combat de Charles de Gaulle pendant la Seconde Guerre mondiale.

Si des mises en scène comme Pas d’orchidée pour Miss Blandish ou Ouragan sur le Caïne de Herman Wouk (1996) ressortent d’un genre différent, Robert Hossein choisit cependant la plupart du temps des textes et des sujets d’envergure qui se prêtent au grand spectacle : les Misérables (1980) et Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, Jules César de Shakespeare (1985), Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand (1990), la Liberté ou la mort (1988), l’Affaire du courrier de Lyon. En septembre 2000, Robert Hossein s’est vu confier la direction artistique du théâtre Marigny par François Pinault, le nouveau propriétaire de l’établissement depuis février 2000.