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La Classe morte |
Avec la présentation de la Poule d’eau au festival de Nancy en 1971, puis avec les Mignons et les Guenons (Nadobnisie i Koczkodany, 1973), toujours d’après Witkiewicz, Tadeusz Kantor commence à se faire un nom dans la dramaturgie internationale. En 1975, il présente son œuvre maîtresse, la Classe morte (Umarlą klasę), où il reprend des thèmes de Tumeur cervicale de Witkiewicz et qui marque la rupture avec sa période expérimentale (« J’ai décidé de quitter l’autoroute de l’avant-garde pour prendre les petits sentiers du cimetière »). Des vieillards accompagnés de poupées (leurs doubles enfantins) y rejouent leur enfance sur des bancs d’école. Le teint cireux, grommelant d’obscurs propos, se mouvant péniblement au son d’une valse mélancolique, ils entraînent le public dans un voyage conduisant à la frontière entre la vie et la mort. Toujours présent sur scène comme dans la plupart de ses spectacles, Tadeusz Kantor dirige la « séance dramatique », tel un chef d’orchestre battant la mesure à côté des acteurs.
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