| Garde nationale | Format lecture | ||||
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| 2. | Émergence d’une milice révolutionnaire |
Affamée par une disette, la population parisienne se soulève, le 13 juillet 1789, et entame le pillage des boutiques et des armureries. La municipalité de Paris, craignant un débordement trop populaire, saisit l’occasion de cette mobilisation pour canaliser la tension montante en créant une Garde parisienne. Parce que de nombreux volontaires issus des couches les plus aisés de la citoyenneté s’y agrègent spontanément, cette milice bourgeoise joue un rôle déterminant dans la journée du lendemain, lors de la prise la Bastille. Le 15 juillet, le roi Louis XVI reconnaît le marquis de La Fayette comme commandant en chef de la Garde parisienne.
Le mouvement de Grande Peur qui affole les campagnes et de nombreuses villes dans les jours suivants suscite la formation de milices sur le modèle parisien dans tout le pays. La Garde devient bientôt nationale lorsque, à la suite de l’abolition des privilèges durant la nuit du 4 août 1789 et de la promulgation de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août suivant, les milices se fédèrent à la nation, c’est-à-dire prononcent le serment de la défendre.