Garde nationale
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Garde nationale
4. Pouvoir et contre-pouvoir de la Garde nationale

La même année 1791 marque la rupture entre la Garde nationale et le mouvement révolutionnaire : le 17 juillet sur le Champ-de-Mars, le marquis de La Fayette intime à ses troupes l’ordre de tirer sur les pétitionnaires républicains (voir fusillade du Champ-de-Mars). Pour leur part, les bataillons de la Garde nationale de l’est parisien sont à la pointe du combat révolutionnaire : ils participent activement à la journée du 10 août 1792 qui voit la chute de la monarchie, ainsi qu’aux journées des 31 mai-2 juin 1793 au terme desquelles sont proscrits les Girondins.

Pour le pouvoir politique, le problème est donc de contrôler une force armée dont l’origine est révolutionnaire et la fonction constitutionnelle. Ni les Montagnards ni les thermidoriens ne parviennent à discipliner la Garde nationale parisienne partagée entre les bataillons révolutionnaires et les bataillons contre-révolutionnaires contre lesquels Napoléon Bonaparte est appelé à intervenir (octobre 1795). De la même façon, en Vendée, nombre de bataillons de la Garde nationale deviennent l’âme de la contre-révolution.