| Tarquinia | Format lecture | ||||
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| 2. | Tarquinia, une cité antique |
L’une des plus grandes cités étrusques, si ce n’est la première, Tarquinia (Tarchna) a été fondée, selon la légende, par Tarconte, héros de la mythologie étrusque. Entre le VIIe et le IVe siècle av. J.-C., la ville — dont le premier établissement remonte au IXe siècle av. J.-C. — compte parmi les principaux centres commerciaux et politiques de l’Étrurie. Tombée dans le giron de Rome, elle devient municipium (municipe romain) et sombre progressivement jusqu’à la dissolution de l’Empire. Au viie siècle apr. J.-C., la population, menacée par les Sarrasins, s’installe sur la colline opposée à la Civita et fonde, sous le nom de Corneto, l’actuelle Tarquinia — la ville conserve ce nom de Corneto jusqu’en 1922.
Encerclé par une muraille, le site antique, dont peu d’éléments ont été jusqu’à présent mis au jour, fait toujours l’objet de fouilles. Édifiée selon un plan orthogonal (peut-être à l’époque romaine), la cité est dominée par les ruines du temple de l’Ara della Regina, construit au ive siècle sur le site d’un édifice de l’époque archaïque.
Les nécropoles étrusques s’étendent sur les collines avoisinantes ; vers le sud-est, celle des Monterozzi (viie-iie siècle av. J.-C.) est la plus vaste, avec plus de 6 000 tombes, dont 150 ornées de fresques figurant parmi les plus prestigieuses de l’art étrusque : tombe des Taureaux, tombe de la Chasse et de la Pêche, tombe des Augures (540-530 av. J.-C.), tombe de l’Ogre (vie et ive siècles av. J.-C.), tombe des Boucliers (seconde moitié du ive siècle av. J.-C.).