journées des 12 et 14 prairial an I
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journées des 12 et 14 prairial an I
2. La Gironde sur la sellette

Les revers militaires de l’armée révolutionnaire (notamment à Neerwinden et à Louvain), la trahison du général Dumouriez qui a rejoint les coalisés en mars 1793, et l’acquittement de Jean-Paul Marat après sa mise en accusation par la Gironde (avril 1793) affaiblissent depuis plusieurs semaines le gouvernement girondin. Aux yeux du peuple révolutionnaire, ce dernier est responsable de tous les maux du moment, et bientôt même de l’invasion qui se précise par les armées coalisées.

Face à la menace d’une guerre civile opposant le gouvernement au peuple sans-culotte, la Gironde obtient de la Plaine la création d’une instance extraordinaire chargée de dénoncer tout complot contre la Convention nationale : le 18 mai est constituée la Commission des Douze, exclusivement composée de Girondins notoires. Dès le 24 mai, elle fait arrêter le radical Jacques Hébert et l’enragé Jean-François Varlet pour incitation au meurtre des « brissotins » (autre appellation des Girondins), puis le communard Claude Dobsent deux jours plus tard. Ces arrestations mobilisent les sections parisiennes, les Montagnards et, plus généralement, le peuple parisien des sans-culottes.

Le 26 mai, Maximilien de Robespierre lance un premier appel à l’insurrection depuis la tribune des Jacobins. Le lendemain, la foule commence à envahir la Convention, appelant à la libération du chef des hébertistes et à la suppression de la commission. Sous la pression, les députés accèdent à ces deux requêtes le lendemain mais, bien que Hébert et Varlet soient libérés, un décret ressuscite la commission. Les jours suivants, les mécontents organisent alors leur insurrection, dont la décision officielle est finalement prise le 29 mai.