| journées des 12 et 14 prairial an I | Format lecture | ||||
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| 3. | La proscription des Girondins, 31 mai–2 juin 1793 |
Dans la nuit du 30 au 31 mai 1793, les commissaires des sections parisiennes formant la Commune se réunissent sous la présidence de Jean-François Varlet (remplacé par Claude Dobsent après sa libération le 31). Dans la journée du lendemain, le comité est élargi en un comité central révolutionnaire qui, par une pétition, somme la Convention d’arrêter les Girondins ; il essuie cependant un refus des députés, qui se limitent à voter la suppression de la Commission des Douze.
Le surlendemain, le 2 juin, 80 000 hommes de la Garde nationale investissent l’assemblée sous le commandement provisoire de François Hanriot (jusqu’alors commandant du bataillon de la section des Sans-culottes) alors que la demande d’arrestation des Girondins est réitérée par les insurgés. Sous la menace verbale de Jean-Paul Marat mais également sous celle armée d’Hanriot — qui exhorte ses hommes au combat (« canonniers, à vos pièces ! ») —, l’assemblée cède, établit une liste de noms girondins — dont l’un des critères est d’avoir appartenu à la Commission des Douze — et déclare l’arrestation de 27 députés girondins et de 2 ministres, Étienne Clavière et Lebrun-Tondu. Cependant, nombre de Girondins parviennent à prendre la fuite.