journées des 12 et 14 prairial an I
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journées des 12 et 14 prairial an I
4. Conséquences des journées insurrectionnelles

De fait, l’éviction du gouvernement et la proscription des Girondins laissent libre champ à leurs rivaux les Montagnards pour prendre le contrôle du Comité de salut public, ce qu’ils font le 10 juin. Le 13 juin, Jean-Paul Marat (très actif durant les journées insurrectionnelles) est assassiné par Charlotte Corday, une Girondine venue de Normandie. L’indignation populaire suscitée par ce crime élargit considérablement l’influence des Jacobins qui mettent en place un régime de Terreur. Ainsi débute la Convention montagnarde et la dictature de Robespierre.

De leur côté, bien que proscrits, plusieurs Girondins qui ont pu fuir entrent en rébellion et tentent (vainement) de profiter de la crainte que suscite la perspective d'une dictature parisienne des sans-culottes, pour organiser une insurrection fédéraliste en province. Mais le 31 octobre 1793, l'exécution par les Jacobins de Brissot de Warville, chef des Girondins ou « brissotins », et de 30 de ses partisans marque définitivement la fin du mouvement girondin.