Penn, Sean
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Penn, Sean
2. Sean Penn, acteur rebelle
1. Les premiers rôles : l’apprentissage de la célébrité

Né à Burbank (Californie), Sean Penn est le fils du réalisateur de téléfilms Leo Penn et de l’actrice Eileen Ryan. Après un bref passage au Los Angeles Repertory Theater, il débute sa carrière d’acteur dans des séries télévisées, et obtient en 1981 son premier rôle au cinéma dans Taps d'Harold Becker, aux côtés notamment de Tom Cruise, également jeune comédien symbolisant le renouveau du cinéma américain. Suivent quelques films commerciaux destinés à un public adolescent, tels que Bad Boys (Rick Rosenthal, 1983), les Moissons du printemps (Racing With the Moon, 1984) de Richard Benjamin ou Shangaï Surprise (Jim Goddard, 1986), dans lequel il partage l’affiche avec Madonna. Il apparaît également, au cours de cette période, dans Crackers (Louis Malle, 1984) et le Jeu du faucon (The Falcon and the Snowman, 1985), thriller politique de John Schlesinger.

Comme un chien enragé (At Close Range, 1986) de James Foley marque le début de sa « seconde carrière » d’acteur au cours de laquelle il gagne en crédibilité. Sean Penn apparaît dès lors comme un acteur à la sensibilité à fleur de peau, en perpétuelle rébellion contre les autres, à la ville comme à l’écran ; il est l’archétype du « mauvais garçon », cible permanente des médias. Il s’impose toutefois au public et à la critique par son talent et la force de son jeu dans Colors (1988) de Dennis Hopper, au générique duquel figure également Robert Duvall dans le rôle d’un policier en fin de carrière.

2. L’affirmation d’une personnalité originale

Sean Penn enchaîne ensuite les rôles forts, travaillant à deux reprises sous la direction de Brian de Palma dans Outrages (Casualties of War, 1989) puis l’Impasse (Carlito's way, 1993) aux côtés d’Al Pacino. Son interprétation d’un condamné à mort dans la Dernière Marche de Tim Robbins (Dead Man Walking, 1995), aux côtés de Susan Sarandon, lui vaut une nomination aux oscars. De même, sa prestation dans She's So Lovely (Nick Cassavetes, 1996), film qu’il produit, est récompensée par la palme du meilleur interprète masculin au festival de Cannes.

La fin des années 1990 est placée sous le signe de la diversité et du succès pour Sean Penn, souvent sollicité et présent dans des œuvres tour à tour grand public et exigeantes en termes de scénario et de performance d’acteur. The Game (David Fincher, 1997), U-Turn, ici commence l’enfer (U-Turn, 1997) d’Oliver Stone, Il suffit d’une nuit (Up at the Villa, 2000) de Philip Haas, avec Kristin Scott-Thomas, et I Am Sam (Jessie Nelson, 2001), avec Michelle Pfeiffer — le film lui offre en outre une nouvelle nomination aux oscars en tant que meilleur acteur —, appartiennent à la première catégorie, tandis que Accords et Désaccords (Sweet and Lowdown, 1998) de Woody Allen, pour lequel il remporte en 1999 l’oscar du meilleur acteur, la Ligne rouge (The Thin Red Line, 1998) de Terence Malick et Dans la peau de John Malkovich (Being John Malkovich, 1999) de Spike Jonze constituent le versant « cinéma d’auteur » de sa filmographie.